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    A pas de loup
    A pas tout doux
    Il revient calme pour quelques jours
    Ici, dans la vie de ses amours
    Il ne veut pas les abuser
    Il ne veut pas trop les embêter
    Juste ce qu'il ressent leur dire
    Juste avertir qu'il attend leurs désirs
    Il vient leur parler
    Il vient les éveiller
    Pour que personne ne l'oublie
    Pour leur dire qu'il est parfois là et ici
    Qu'il existe tout de même
    Que si quelques fois il n'aime
    C'est qu'il a tant le besoin de disparaître
    C'est qu'au refuge de son profond être
    Se ressourcer et s'abandonner il doit
    S'enamouracher mieux encore alors il fera
    Laissez l'immonde ailleurs s'y étaler
    Laissez l'immonde vers les cruels s'attaquer
    Donnez donc la joie de vivre a ce petit chéri
    Donnez cet amour enfin qu'il espère de vous les amis

     

     

     

     

     


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    Oh ! La mort me trouvera bien avant que je ne sois fatigué
    Oh ! La mort me trouvera bien avant que je ne sois lassé
    De te regarder mon adorée et de vivre à travers toi
    Dans l'espace et la solitude de mon dernier logis si froid
    J'attendrai patiemment ta prochaine venue, car toi aussi
    Tu le prendras, le chemin des morts vers moi ma chérie

    Un jour, je pense qu'il n'y aura pas que le vent frais
    Et la lumière aveuglante d'un matin à travers les volets
    Qui me réveilleront mais toi planté là bien avant l'heure exquise
    Où je succomberai et bien avant que le Styx je ne franchisse
    Ton amour que j'ai la semaine tant attendu
    Je le sens déjà si prés, je n'en peux vraiment plus

    Je te regarde, je t'observe toi dont le corps est si avenant
    La lumière du jour te rend irrésistible et tu dors devant moi si innocemment
    Le trop calme de la chambrée me donne  l'envie de tes airs d'adolescente hypocrite
    Qui sait charmer de sa sexualité qu'elle découvre interdite
    Là tu es apparue quelques temps à mes cotés
    J'ai cette envie irrésistible de toi tout goûter

    Oh ! La mort me trouvera bien avant que tu ne viennes à moi
    Oh ! La mort me trouvera bien avant que tu ne ressentes l'effroi
    Je te regarderai mon adorée et je vivrai pauvre fantôme
    Dans mon espace et ma solitude si prés de ton royaume
    J'attendrai patiemment ta prochaine venue, car toi aussi
    Tu le prendras, le chemin des morts vers moi ma chérie

     

     

     

     

     

     

     


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  • Je te volerai ton cœur
    Je te volerai ton bonheur
    Je te volerai nos heures
    Je te volerai tous tes malheurs

    Si tu me quittes je te sourirai
    Si tu t'en vas vers un ailleurs
    Il ne te restera que ce sourire pour compagnon
    Et tu ne pourras plus rien avoir d'autre

    Si tu renies cet amour qui était le nôtre
    Telle la Joconde je te sourirai pour de bon
    Sans rien dire, je te regarderai du coin de mon œil supérieur
    Tu ne sauras pas ce que tu perds à jamais

    Je te volerai ton cœur
    Je te volerai ton bonheur
    Je te volerai nos heures
    Je te volerai tous tes malheurs

    Si tu trouves meilleur aptitude dans d'autres lits
    Pars vers l'étranger, vers d’autres références
    Pars et ne te retournes point
    Je ne t'en demande pas tant, oublies moi c'est tout

    Moi aussi je pars de cet amour qui m'a trahi
    Moi aussi j'oublierai ces habitudes de toi qui ont fait ma dépendance
    Je ne reviendrai pas dans le nid de tes bienfaisants soins
    Je survivrai telle Pénélope fidèle à Ulysse malgré vingt ans à bout

    Je te volerai ton cœur
    Je te volerai ton bonheur
    Je te volerai nos heures
    Je te volerai tous tes malheurs

    Par mon sourire je vaincrai ce tourment
    Je te taquinerai avec ce qui me restera de ma stupidité
    Je ne te donnerai pas le plaisir de m’avoir affecté
    Je ne te rendrai pas le plaisir de ce qui demeure maintenant

    Puisque tu me quittes je sourirai devant toi
    Va vers un ailleurs sans aucune trace de moi
    Il ne te restera que mon sourire pour te morfondre
    Tu n’auras plus rien de ma part pour te répondre

     

     

     


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    Mes rimes courent ces soirs d'illusion où je me joue cette rengaine
    Mon âme se sent exquise, d'une brève caresse mon poème vit la scène

    Ambitieux héros contre des maîtres du temps, je bataille et soupire
    Je me révolte sur la feuille blanche, guerrier échappé d'un prompt délire

    Je sens le serment sacré qui me lie à ma Muse immortelle
    J'entends sa voix et le bruit lourd des honneurs qui ploient sous son aile

    Brillant message qui fait ou défait une gloire par sa conquête
    Se sentant inaltérable, d'énergie féconde elle n'en est que parfaite

    Toi, couleur de mon imprécise poésie, belle chimère
    Ô Muse des chants épiques, ô Reine d'extases poétiques, ô tu es ma Mère

     

     

     

     


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  • Amour arrête enfin les pleurs sur nos peines
    Ouvre nos cœurs à une nouvelle promesse
    D'un triomphe possible que nous soyons déjà touchés
    Et donne à nos âmes un mystique mirage
    Que ton imagination s’éveille et glorifie la bonne image 
    Des rêves nocturnes où l'on voit danser dans l'obscurité
    De sots portraits qui offrent l'erreur, l'ivresse
    Par ta philosophie amoureuse si vaine

    Aimer l'amour qui se joue de nous en ses belles peintures
    Aimer que le ciel bleu puisse inonder notre vie terne
    Oublier le brouillard dense qui au couchant nous troublera
    Qui au levant nous perdra de son implacable épaisseur
    Notre faute est d'être vrai et de vouloir connaître le bonheur
    D'ignorer le mal de vivre, de servir la loi d'amour qui soulagera
    Telle une âme anonyme et discrète dans une cité moderne
    Se sentant peu à peu exister par le bienfait de la nature

    Sombre forêt, lointaine et immense tel est l'amour
    Notre âme s'y glisse et dans cette étendue infinie
    Découvre sa nature et illumine tous les buissons
    Et si la terre semble vaciller à nos pieds
    C'est le pouvoir de notre ardeur qui ainsi fait tout chanceler
    Le monde autour brille d'émoi en exaltation
    L'univers que l'on se crée est déjà conquis
    Dans ce bois de nos ébats arrive le printemps ce jour
     
    Amour arrête enfin ces pleurs qui nous inondent
    Ouvre nos cœurs à un nouveau départ
    Qu'un triomphe possible nous enchante et nous révèle
    Que nos âmes embarquent vers un merveilleux parcours
    De ton imagination qui s’éveille nous puissions vivre les atours
    Dans les rêves nocturnes qui nous feront déployer nos ailes
    S'offrir sur le moment cette passion qui se prépare
    Par ta philosophie amoureuse refaire son monde

    De nos cœurs tendres on en oublie les souffrances
    Le chant très profond du désespoir
    On rit de ce plaisir bref offert aux amants
    Au loin les ténèbres et le souvenir de nos âmes attristées
    Jeunes et vaillants amoureux dans notre paradis retrouvé
    On se construit une œuvre céleste de mille plantes s'ornant
    Dans un poème léger qui s’écrit à sa mémoire
    Sur le chemin bucolique pousse notre fleur d'espérance



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    Dans le ciel bleu de ces beaux jours
    Je vois poindre ce radieux soleil, notre seigneur
    Et de mes yeux éblouis j'absorbe l'or qu'il propage
    Cette gloire dorée qui survient et me couronne
    De cette pièce sombre où je demeure par la petite fenêtre je me donne
    Au soleil qui m'apporte son chaud rayon au voisinage
    J'examine à ma droite, à ma gauche ce que apparaît à sa lueur
    Des passants au visage sombre et glauque passent aux alentours
    Leur chemin se faisant sans un petit sourire
    Le soleil apaisant les arrose pourtant de sa gentillesse
    Si dans leurs yeux brûlants ils pouvaient reprendre la jeunesse et la sagesse
    Ils seraient les souverains dans leur petit empire
    La foule audacieuse ne pourrait que murmurer devant l'éclatant
    Devant la noblesse de leurs légères manières
    Moi, je serais déjà bien loin au pays de mes fantasmes
    J'ouvrirais les portes vers nos amours naturelles
    Viens me rejoindre ma bien-aimée et étendons nos ailes
    Les anges seuls témoins des libations de notre enthousiasme
    Souriront et donneront gloire à nos fêtes princières
    Laissons les fous vivre de leur renom inconstant

     

     

     

     


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    La mort m'entoure soudain de ses ombres funèbres
    Mais ma raison voit le jour à travers ces ténèbres
    En un vaste écho, la grande âme m'inquiète
    De la mort et du temps il me reste la conquête

    Je laisse mon esprit libre d'inquiétude
    D'un facile bonheur faire une dernière turpitude
    Que t'importe après tout que ton échéance barbare
    Sous ses nuages gris vienne m'emporter et m'affaiblir
    Que t'importe en quels lieux mon sort se prépare
    Sur quels flots grondants la vie qui est mienne expire

    Dame Mortelle, viens-tu me dévoiler mon destin
    De ce jour qui doit pour moi bien finir avant demain ?
    Lorsque tu me cueilleras, quel moment restera de l'Espérance
    Pourrais-je vers l'ailleurs voir l'extase, perdre ma souffrance ?

    Tu me marqueras le corps de ta faux insensible
    Sous la tiède pâleur de ma vie qui s'enfuit je reste ta cible
    Je ne serai plus mais vivrai-je un dernier délice encore
    Dans l'horreur de ma noire destinée
    Quand ma nuit finira à l'éveil de l'aurore
    Et que sans répit l'horloge du temps révolu viendra à sonner

    Dame Mortelle, écoute la voix de mon humble raison
    Qui contemple ta gloire et murmure ton nom
    Loin des absurdes idées que de toi je me fais ici
    Couvre ma philosophie de ta bienveillante anesthésie

    Je te salue, Dame Moissonneuse, éternelle et sombre lumière
    Des limbes tu es la fille d'une beauté mortifère
    Traîne moi au bord du tombeau à la lueur de la pénombre
    Enferme moi de tes bras et porte mon être au delà 
    Et si mon âme est oppressée par quelques ombres
    Accorde moi la paix et laisse mon esprit reposer là

     

     

     


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  • Le poète cherche à travers son œuvre une sereine vie
    Impuissant petit artiste face au vaste monde cruel qui sévit

    Il verse des larmes poétiques, triste pluie qui jaillit sur la terre
    Il lance un rayon de soleil pour cultiver l'espoir par son ouvrage
    Créateur de cet univers qui nous interpelle dans son message
    D'histoires sensibles qui font vibrer leurs mystères

    Le poète cherche de ses travaux à décrire la destinée
    Impossible réflexion au monde cruel loin de son acte publié

    Le jour et la nuit se mêlent en ses propos lyriques
    Présent, passé ou futur se confondent aux textes écrits
    Ruisseaux sacrés qui, coulant à tout jamais de sa plume mélodique
    De sa source ou s'épanchent les bienfaits de cet ouvrier inouï

    Le poète cherche de son métier une tranquille existence
    Incapable de changer à lui seul un monde cruel qui l’offense

     

     

     

     


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  • Les feuilles s'en vont au vent léger
    L'automne les pousse a tomber
    La Nature revêt un manteau jaune or
    Couleur du temps d'avant hiver pour la flore

    Je plonge mon esprit indéfiniment dans cette danse éternelle
    Ce tourbillon fait d'illusion et de chimères
    Devant le seuil des portes se pose le feuillage éphémère
    La pauvre nature tombée là attend qu'on ramasse à la pelle

    Fenêtre d'Automne qui s'ouvre sur bois et jardins
    Tes arbres comme autant de centenaires étiques
    Vivent leurs derniers souffles fantastiques
    Miroirs de l’été et du printemps perdus pour demain

    Laissez la flore s'en aller, c'est son temps qui passe
    Sa sève qui gouverne sa splendeur se repose en surface
    L'Hiver passé, elle survient et s'impose sans effort
    Se renouvelle et resplendit de nouveau dans le décor

    Sous le voile léger et naissant de sa beauté saisonnière
    L'Automne enchaîne son heure par de modestes journées
    La fleur que vous sentez soupire déjà de son séjour en terre
    Elle s’évapore mais dure par les poètes, prestige littéraire à l'encenser

    Ô toute poésie, ô toute littérature qui pour les saisons
    Exaltent l'esprit de la flore dans son milieu jardinier
    Soyez peintre du monde bucolique des fleurs en toute occasion
    Ô poésie de ton âme certaine soit en cet automne remerciée

    Les feuilles s'envolent au vent fort
    L'automne les pousse encore et encore
    La Nature revêt son manteau jaune doré
    Couleur du temps en attente de l'hiver annoncé

     

     


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