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    Au moment où commence l'histoire, Madame séjournait encore à l'hôpital, Monsieur, après avoir travaillé la nuit au Casino, rentre à 8 heures 30 le matin pour se coucher et bien dormir sa journée.

    Mais ce jour ne sera pas celui de son repos quotidien, il a a faire, il a affaire

     

    Monsieur s'agite, remue, s'affole, il devait vite nettoyer l'appartement.

    Pourquoi cette hâte ? Pourquoi aujourd'hui ?

    Surtout qu'il n'est pas du tout homme de ménage, son épouse, elle, c'est la femme des ménages.

     

    À 10 h 30 des ouvriers venaient installer une nouvelle chaudière,

    il ne fallait pas qu'ils puissent voir le désordre qui régnait dans l'appartement, désordre qui est le principal sujet des maintes disputes dans leur couple : Madame estime que l'appartement n'est pas du tout sens dessus-dessous, elle fait de son mieux pour le rendre convenable. Monsieur, lui, estime qu'il y a toujours quelque chose qui traîne, rien n'est rangé ou à sa place dans cet appartement, il passe son temps à remettre les choses en place ou à les changer de place. Madame devait cacher un magot.

     

    Monsieur donc, commença le nettoyage plein d'ardeur, d'humeur avec cette petite idée dans la tête. Une énorme poutre venait de se loger dans son appartement lui qui était toujours le premier à voir la paille dans l'oeil du voisin. Avec l'humeur d'un nettoyeur en ce doux matin d'avril, il nettoyait comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Il retournait tout de la cuisine au salon.

     

    Que cherchait-il ?

    Il s'imaginait trouver peut-être un trésor.

    Les ouvriers auraient intérêt de bien noter la propreté des lieux.

    Sous l'évier

    il trouva des éponges, une serpière et le fameux produit miracle que sa Dame utilise pour nettoyer les lavabos, laver le sol, lustrer ...

     

    Midi sonna à la pendule du salon,

    il avait été tellement absorbé dans son remue-ménage de printemps qu'il ne s'aperçut pas du temps qui avait passé.

     

     

    Mais où étaient les ouvriers ?

     

     

    Essoufflé et perplexe, il téléphona à sa femme à propos de l'installation de la chaudière,

    elle lui confirma qu'elle sera installée le 11 mai ...

     

     

     

    Abattu, il s'écroula dans le fauteuil du salon.

    Il venait de réaliser qu'il s'était trompé d'un mois.

     

     

     


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    Une nuit, une belle, agréable, sainte, douce nuit elle décida de déménager sa chambre car elle voulait paraître bien : elle voulait que toute sa chambre fût nette, fût propre pour le cas où le visiteur vienne soudainement ...

    plus rien n’avait vraiment d’importance : elle déménageait.

     

     

     

    Sa mère dormant près d’elle venait d’avoir un malaise, un mal étrange qu'un docteur devait diagnostiquer et définir. En dehors des crises sa mère était en bonne santé ne paraissant nullement malade, rien n'avait été découvert, ce mal ne pouvait donc qu'être discerné durant une crise. Il fallait téléphoner au médecin dès que le malaise apparaissait pour qu'il ait le temps de venir le constater (le docteur était un voisin). Elle ne l'avait pas encore appelé mais faisait plutôt place nette avant qu'il n'arrivât. La pauvre malade tremblait, se gigotait dans tous les sens, inconsciente, elle aussi à sa façon commença à déménager.

     

     

     

    Le docteur qui allait entrer dans la chambre verrait le désordre. Elle déménageait. La pièce allait être propre, belle, d'agréable apparence. Des tas, des tonnes de vêtements se promenaient de la chambre vers le salon, des vêtements qu’elle avait emmagasiné on ne sait pourquoi ? Un stock d’habits qu’elle avait engrangé un jour, ou une nuit peut-être ?

    Le docteur sera interdit de salon, interdit au nouvel hangar de vêtements.

     

     

     

    Dans ce mal aise, il se réveilla et, à demi-endormi, il vit à travers la porte entr'ouverte de sa chambre un portant rempli de vêtements qui roulait dans le couloir, et une petite tête qui en dépassait. Il crut apercevoir un cambrioleur qui déménageait leur appartement. Il était bien camouflé dans les draps, le voleur n'avait pas vu qu'il était là, dans sa chambre d’enfant de bonne famille, il courut alors chercher la carabine de son père dissimulée sous son armoire : il ne tira qu'un seul coup avec la vieille carabine mais il réussit à abattre le voleur ... il découvrit qu’il venait de tirer sur sa déménageuse de mère, et que grand-mère venait encore d’avoir un malaise.

     

    Il ne put jamais comprendre pourquoi maman déménageait ses vêtements en plein milieu de la nuit pendant que mamie faisait un malaise.

     

     

     

    Trois semaines d’hôpital et voilà notre déménageuse en pleine forme, à nouveau de belle apparence, elle n'avait été touchée qu'à l’épaule par son maladroit de fils. Et le père dans tout ça. Il est vrai que je ne vous en ai pas beaucoup parler du père, si présent tout en étant à la fois absent.

     

     

     

    Et bien, le père, lui, il nettoyait ...

     

     

    ................................ A SUIVRE

     

     

     


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    Aujourd’hui, plus de 6 millards de gens vivent dans le monde.
    Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes
    tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre,


    ce village serait ainsi composé :



    59 asiatiques
    14 américains (Nord, Centre et Sud)
    14 africains
    12 européens
    1 personne en provenance du Pacifique-Sud



    50 femmes et 50 hommes
    30 enfants et 70 adultes
    30 blancs et 70 non blancs
    90 hétérosexuels et 10 homosexuels



    33 chrétiens
    21 musulmans
    15 hindous
    6 bouddhistes
    5 animistes
    6 autres religions
    14 sans religion ou athées



    15 parleraient le chinois, le mandarin
    7 l’anglais
    6 l’hindi
    6 l’espagnol
    5 le russe
    4 l’arabe
    3 le bengali
    3 le portugais
    Les autres parleraient indonésien, japonais,
    allemand, français et quelques autres langues.


    Dans un tel village avec autant de gens différents,
    il serait très important d’apprendre la tolérance et le sens du partage avec ses voisins.


    Sur les 100 personnes :



    20 souffriraient de malnutrition
    1 serait en train de mourir de faim
    15 seraient suralimentés (voire obèses)


    6 personnes possèderaient 59% de la richesse totale et tous les 6 seraient originaires des USA.
    74 personnes possèderaient 39% de la richesse totale
    et 20 personnes se partageraient les 2% restant


    20 personnes consommeraient les 80% des énergies du village
    et 80 personnes se partageraient les 20% restant.

    20 n’auraient pas d’eau potable
    56 auraient accès à des installations sanitaires


    15 adultes seraient analphabètes
    1 aurait un diplôme universitaire
    7 posséderaient un ordinateur



    En une année, une personne du village mourra mais deux enfants naîtront,
    ainsi à la fin de l’année le village comptera 101 personnes.


    Prenez en considération aussi ceci:

    Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie,
    vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

    Si vous n'avez jamais été dans la peur et le danger d’une guerre, d'un bombardement,
    de terrains minés, d’enlèvements par des groupes armés,
    vous êtes mieux que 1 milliard de personnes.

    Si vous pouvez parler et agir en accord avec votre foi et vos convictions,
    sans peur d'être menacé, torturé ou tué,
    vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.

    Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous,
    un toit sur votre tête et un endroit pour dormir,
    vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre.

    Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille
    et de la monnaie dans une petite boite,
    vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.

    Si vous lisez ce message,
    vous êtes vraisemblablement une personne chanceuse!

     




    (Texte derivé de "State of the Village Report" de Donella Meadows)

     

     


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    Anne est invisible, Alain est un visible.

     

    On voit Alain partout, c'est le premier à oser se montrer, passant partout, voulant se faire connaître de tout le monde, et tout le monde le voyait s'organiser, s'établir, il n'y aurait vraiment qu'un aveugle pour manquer les tours d'un tel phénomène.

     

    Alain est un visible.

     

    Anne n'est jamais remarquée quand elle suit Alain, partout où ils se rendent on ne voit que lui, la jeune fille est assez vite éclipsée par l'artiste qui s'accapare l'audience, elle reste alors là, blottie dans son coin à le regarder faire, et à attendre que le show se termine. Personne ne jette même un regard sur elle.

     

    Anne est invisible.

     

    Ce petit bout de femme a pourtant de la voix, chez eux elle est la seule à prendre le téléphone, la seule habituée à l'utiliser. Alain dépend d'Anne pour cet instrument de communication comme Anne compte sur Alain pour leurs soirées lorsque il s'exhibe ouvertement faisant son numéro pour des audiences encore médusées. Alain, maître de la scène, est l'homme-orchestre du couple. Anne, restant en coulisse, range docilement les accessoires du pitre, inutiles pour le numéro du moment.

     

    Elle s'en est fait une raison :

    rester la calme et muette collaboratrice du mime, roi de la pantomime, passant des soirs de spectacle à observer l'artiste qui fait ses cabrioles et ses tours, elle n'est vraiment pas douée pour suivre la cadence spectaculaire d'Alain et préfère donc s'occuper des coulisses, lui laissant les lauriers de cette gloire retentissante. Elle ne sait même pas bien tirer sa révérence. Elle ne sait qu'organiser toutes ces choses qui ne se voient pas : les tractations, les rendez-vous, l'organisation des spectacles de son comique pas causant. Elle est son imprésario, sa voix, son interprète, sa muse.

     

    Alain et Anne se suivent, s'entraident en se complétant l'un l'autre, chacun avec son rôle bien défini. Depuis leur rencontre, au mois de mai, place Saint-Marc à Venise, lui, fait son numéro silencieusement, elle, regarde attentivement son équilibriste, habile faiseur de gestes. La première fois qu'ils s'aperçurent, leurs coeurs ne purent s'empêcher de battre, de battre si fortement qu'il dût interrompre sa pantomime : tout le monde entendait ce bruit incessant qui échappait à tout contrôle, pour un numéro silencieux c'était inadmissible.

     

    Leurs coeurs amoureux résonnaient et résonnaient. Alain, plongé dans son monde de silence, n'entendait rien. Anne lui cria d'arrêter, de reprendre ses esprits, de se calmer et de refaire son numéro une fois l'émotion passée. Ce fût la première fois qu'il avait tout compris, tous les mots qu'elle lui disait simplement en la regardant, appréciant chaque parlé de ses douces lèvres roses.

     

    Muet en spectacle, il n'entendait rien dans la vie car il était sourd.

     

    Il eût pourtant confiance en ce petit bout de femme apaisant dont personne du public, de son public ne portait de regard sur elle et qui, par le miracle de l'amour et de la vie suprême, sut toucher son petit cœur à lui, elle sut dialoguer, lui ouvrir les oreilles à ses douces paroles d'amoureuse.

     

     

     

     


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    Avez-vous déjà perdu vos clefs ?


    Moi, trés rarement.


    Enfin presque rarement car à mon boulot je les perds ou plutôt on me les fait perdre souvent. Moi, Tom, je travaille à l'association Gloup. Une belle petite association dans une MJC comme il en existe beaucoup mais belle n'est qu'apparence car un détail m'a surpris à mon arrivée : l'anarchie est maître dans cette association. Toutes les clefs qui ouvrent les portes, les armoires, les placards et les boîtes à clous sont en libre service pour tous dans une armoire spéciale où chacun se sert, s'aventure et les contrôles ne se font jamais, malheureusement, il est facile de prendre mais remettre en place, ça échappe aux esprits de la bonne populace.


    Chacun est soi-disant au service des autres, mais tout le monde garde secret son petit monde, ses outils et en cas d'absence, de remplacement de l'un par l'autre, personne ne sait où le divin cachottier a déposé ses petites affaires, il en faut du temps et de la patience pour chercher et trouver où l'absent, qui a toujours raison, a mis, camouflé ses ustensiles. Les clefs, ainsi que les objets voyagent dans l'association sans que les gens rappellent a l'un ou l'autre où ils ont laissé les affaires en partant en fin de leur service, et moi, un gouniaffé qui aime manger les clefs, oui, je suis un gros gouniaffé, pardonnez-moi, je n'arrive jamais à en manger une. Mon enfer dans ce monde si beau, si paradisiaque c'est que les clefs me filent, me défilent, me refilent devant comme les petits pains que l'on voit chez la charmante boulangère.


    Mais pour le malheur ou le bonheur des uns des autres, moi, Tom, je dis tout, j'annonce à tous ce que je fais, ce que je ferai. Et tout le monde voit clair en moi. Je range mes affaires et j'annonce où chacun peut les voir, les utiliser, c'est la moindre des civilités. Pas de messes basses, pas de secret, pas de cachottes, pas de chuchotes, n'avez-vous pas quelques chocottes ? Tom vous le dit en vérité, les gens sont bons, lui brave Tom est plutôt C… à une lettre prés, C c'est la lettre prés prêt et je vous la prête volontiers. Tellement limpide il est Tom, et cela coule de source, mes amis lecteurs, que je vous prête ma voix, mon âme, mon corps, ma vie…. Je l'ai gagné mon paradis, pas vrai… si j'en trouve la clef d'entrée.


    Dans l'anarchie d'un soir de novembre Tom remplace consentant et sans contrainte le directeur de l'association Gloup un peu souffrant : la grippe a attaqué tôt cet hiver. Tom le remplace parce qu'il l'a voulu, bien voulu, il s'est proposé à ce remplacement devant la foule nombreuse des volontaires qui, à la réunion du mardi où les absents sont les meilleurs, n'osaient se regarder de peur d'être choisi pour effectuer la maudite fonction. Personne ne voulait renoncer à ses occupations du soir pour effectuer cette garde de l'association pour les membres qui venaient y suivre leurs loisirs associatifs, personne ne voulait, n'a voulu remplacer notre directeur, ça sent le bon et fidèle employé, noble coeur qui préfère aller baguenauder plutôt que de faire le directeur.


    Moi, le Tom, je suis caméléon, j'ose le faire, j'ose où les autres posent, pausent. Cette soirée moi je n'ai rien prévu, et puis ce que j'aurais pu faire peut attendre un autre soir, je préfère être au boulot pour m'instruire et connaître le métier de veilleur de nuit, de metteur en scène. Ma soirée loisirs en dehors de mon boulot je la louperai donc comme certains loupent leur Bac.

    Je m'en fous des programmes alléchants de nos multi chaines, je m'en fous de ne pas aller au cinéma, de ne pas rejoindre des amis pour une soirée surprise, de ne pas me balader en ville, de ne pas être, avoir. Car ce soir je suis le roi, je suis le maître, ce soir, je vais vous jouer le directeur, d'un soir d'accord, mais le directeur quand même, ça me changera un peu et puis j'apprendrai ainsi ce qu'est ce monde merveilleux des directeurs z'heureux, mais je resterai quand même un petit Tom.


    Je gère tout et tous, je vérifie, je catalogue (comme les trois suisses), j'analyse les gens et je me débrouille car personne ne m'a renseigné sur le pourquoi, le comment, le quoi faire pour veiller sur l'établissement en cette soirée de rêve, personne ne s"est chargé de fournir le mode d'emploi de ce qu'il fallait faire. Je dois me débrouiller seul, mes amis lecteurs, mais seul, bien seul sur une île déserte où je ne vous chercherai pas Vendredi, il est avec Robinson, et vu que nous sommes un Mercredi. Sur mon île adorée j'assure, je veille, je surveille. Tom Tom Tom Tom.


    Tout le monde sait les clefs que j'utilise, les clefs de la salle d'arts plastique sont un passe pratique pour ouvrir toutes les portes et moi, je suis le maître des plastiques, et dans l'art, l'art de rien, l'air de rien je m'avance vers le panneau, l'armoire à clefs pour constater que mes clefs, chères et gratuites clefs sont absentes. Un lutin, un petit con de diable a caché mes clefs d'arts plastiques.


    Emmanuelle, la belle, professeur de danse ayant besoin qu'on lui ouvre sa salle de Transe pour ses cours. Moi, sans passe magique d'arts plastiques, puisque je ne l'ai plus, plus disponible dans l'armoire à clefs, j'annonce à Emmanuelle, sœur Emmanuelle, ma belle divine enfant que les clefs ne sont pas là, les seules clefs que je connaisse ne sont plus là. Elle me montrera plus tard dans notre amusante soirée, la gentille fille, les bonnes clefs à utiliser avec elle, dans cette normalité que je ne connais pas, que l'on ne m'a pas fait connaître.


    Dans l'urgence et en absence de mes clefs plastiques, j'ouvre sa porte avec les clefs que le directeur possède et que l'on m'a confié uniquement pour cette joyeuse soirée, les clefs du directeur étant restées dans ma poche depuis que je les ai eues. Le fonctionnement de l'association me paraît encore illogique, une fois que les clefs du directeur lui seront rendues, qui va me rendre mes clefs disparues, cachées. Emmanuelle me montre enfin les clefs qu'elle utilise tout le temps, les clefs qu'elle ouvre les portes avec, enfin la porte de son paradis, pas de mon enfer. Certaines personnes ont donc leurs clefs personnelles, elles ne voyagent pas à droite, à gauche, celles-ci ne sont pas laissés ailleurs, on les remet immédiatement dans l'armoire à clefs en cas d'utilisation, ce privilège magique n'est pas exaucé pour tous apparemment dans la bonne association, en tout cas, Tom n'a pas eu ce privilège enchanté.


    Au fait, un petit détail pour vous rassurer, mes lecteurs assidus et passionnés par mon idiot de récit : Emmanuelle et moi, on les a enfin retrouvées mes clefs chéries z'et cachées que je voulais si angéliquement et si logiquement depuis un certain temps. Elles étaient dans le bureau de l'animateur Plein Air, quelqu'un les avaient placées sous la radio qui diffuse de la jolie musique dans la salle d'entrée, celle qui sert pour l'attente, mon oncle.

    Qui les a mis là, ces maudites clefs de moi z'à vous ?
    A vous de me le dire, Sherlock.
    Je ne veux pas le savoir.

     

     

     


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    Dans l'association Gloup il y a des cours de relaxation.


    Le mercredi soir quand toute la ville dort, les adhérents eux viennent s'endormir en se relaxant et se reposant ou en s'hypnotisant, je ne peux vous le dire, je ne suis pas membre du club de relaxation, c'est top secret alors exceptionnellement ils m'ont caché la méthode et les façons de faire dans ce cours à relaxer. En ce soir de garde je suis déprimé et inquiet, vu l'histoire où les chères clefs partent et se déportent ailleurs, je suis encore prêt à affronter un nouveau piège, qui sait ? Je suis dans un état proche de l'Ohio.
                   

    Tom, nouveau directeur en ce soir, accueille les adhérents en cure de relaxation. Le cours de danse d'Emmanuelle étant fini, Tom ferme la salle polyvalente. Une dame adhérente, mais pas attachante allant en cours de relaxation s'angoisse déjà car Tom a fermé sa salle de relaxation. Tom est d'humeur malicieuse, il lui annonce qu'elle devra jouer le passe muraille ou le passe porte pour atteindre l'antre de relaxation, elle n'apprécie pas la plaisanterie de Tom et montre son humeur pas du tout relaxante, Tom s'en va déprimer ailleurs, un peu plus loin de la dame, il veut ne plus être pollué, il veut aussi se relaxer maintenant.

     

    Nini, ancienne employée de l'association en retraite mais adhérente au cours de relaxation vient à son cours, elle connaît la maison, Tom a confiance, elle lui montrera ce qu'il ne sait pas, elle l'aidera de son mieux. Le professeur arrive, Tom ouvre la porte de la salle polyvalente pour le cours relaxant, cela désangoisse, déstresse la détresse de la dame aux tresses, non la dame au stress, voulais-je dire, elle se voyait mal devoir jouer le passe muraille, Tom, lui, se voyait mal devoir pousser la dame en son antre des relaxations.
                   

    Problème qui arrive, problèmes qui s'accumulent, problèmes qui s'immiscent, voilà un nouveau trouble qui surgit à présent. Personne n'avait dit à Tom qu'il lui fallait faire le noir, la nuit totale en la salle pour mieux relaxer les membres du cours, il faut le silence et la nuit pour bien communiquer avec leur dieu qui relaxe. Personne ne veut de moi dans son paradis, alors je reste ici, personne ne veut de moi, alors au diable leur paradis, j'ai le mien, et vous le lisez, cher ami lecteur. Et ce paradis c'est l'enfer pour les méchants qui m'ont fait du mal car je choisis la littérature et les textes de mon humour corrosif où je les assassine avec douceur et souplesse dans mes écrits meurtriers, meurtris et maudits…



    Nini demande à Tom de l'aider, il faut fermer les rideaux, il faut nettoyer un peu la salle de danse devenant leur salle de relaxation maintenant. Nini et Tom ont une âme d'enfants, ils veulent jouer comme nous jouions à leur âge, ils veulent durant ce bref moment de relaxation se remémorer l'enfance perdue et ainsi jouer à Tarzan et Jane, les rideaux malheureusement ne sont pas aussi solides que le sont les lianes junglifères. Nini tire sur les rideaux, Tom avec sa force d'Hercule veut aussi tirer un rideau comme Nini le fait et, de toute sa force de taureau, le rideau liane se retrouve par terre, Tom Tarzan a trop tiré sur sa liane, à trop tirer sur la corde, on en perd souvent les cordons...
                   

    Nini ne savait pas qu'il y avait des cordons pour fermer les dits rideaux, Tom a suivi le mouvement de Nini, il ne savait absolument pas que ces stupides rideaux se cordeler au lieu de se tirer. Tom tire sa leçon, il y en a qui pointe les heures, lui le Tom, il tire les heures, les heurts, les hors, les dehors... Et dehors, Tom s'est tiré ailleurs, loin de ce monde d'angoisse pour adhérents si relaxés, après son service et la fermeture de l'établissement, Tom a fini la nuit hurlant au loup jusqu'à minuit passé pour aller se calmer un peu, juste un peu.

     

     

     


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    Avez-vous déjà visité la maison de pierre ?

    C'est une petite maison bien simple qui ne possède qu'une seule pièce. On y entre par une grande porte en bois, jamais close puisqu'il n'y a pas de serrure. Pour voir la maison de pierre on traverse un immense parc d'où surgissent des milliers d'arbres, plus splendides les uns les autres. Personne ne peut se tromper, il suffit de suivre, au gré de ses balades, le chemin de briques jaunes qui conduit à la maison de pierre, la route vous montrant la voie, suivez donc la route pour Ose.

     

    Le parc est libre d'entrée, pas de gardiens, pas d'interdits, pas de grilles fermant l'accès,

    on est libre d'entrer, de visiter, d'aller et venir, c'est un Paradis.

     

    Dans la maison de pierre, il y a une seule et mystérieuse pièce, vide de meubles, sans papier peint,

    juste trois portes face à l'entrée devant un grand mur blanc.

     

    Toujours libre de faire, de venir et d'aller, chacun a le droit de choisir une porte, sa porte, de l'ouvrir afin de voir ce qu'elle cache derrière.

    Il y a une grande porte, une moyenne et une petite porte.

     

    Ce choix a tout de même un petit problème : il est impossible d'aller s'engouffrer dans le passage ouvert par la petite porte,

    tout y est étroit, minuscule ...

     

    Petite porte uniquement destinée aux lilliputiens.

    Prendre la moyenne porte permet de sortir par la grande porte

    La grande porte, elle, amène la moyenne.

     

    Un long couloir entre les deux portes pour les relier, voilà le secret des deux portes. C'est un infini et circulaire parcours du combattant.

    Combattant d'une logique qui vous tourne en rond.

     

    Et la seule échappatoire : c'est la petite porte.

     

    Dans cet univers libre, beaucoup sont partis, ils ont abandonné les trois portes, ils ont quitté la maison de pierre pour aller flâner dans le beau parc et ses alentours, ils n'ont gardé pour souvenir que de longues promenades, leurs longues et belles promenades.

     

    D'autres, plus obstinés, plus têtus, voulaient absolument comprendre et continuèrent le drôle de manège autour des portes. L'espoir de découvrir un passage secret, un univers accessible dans le long couloir circulaire.

     

    Tournez et tournez autour des portes, tournez et tournez !

    Ils s'emportèrent petit à petit.

     

    Les hommes, s'estimant trop grands en face d'une simple petite porte, ne pouvaient imaginer l'accès possible à traverser. Pourtant derrière il y avait Alice, le Lapin Blanc et le Monde des Merveilles.

     

    Monde que chacun peut atteindre.

    Mais comment faire ?

     

    C'est aussi simple que la petite porte.

     

    Il suffit d'être petit, il suffit lucidement de se rendre petit. Devenir un enfant, redevenir enfant, un petit, reprendre cette foi d'enfant où l'on croit toujours au magique, au possible, au vrai.

    L'humble qui se présente devant la petite porte arrivera à la passer et à rejoindre le monde qu'elle abrite. Un monde si voyant, si présent mais difficile d'accès car personne ne se donne ses moyens de l'atteindre.

     

    Ce n'est pas interdit d'y aller, chacun de nous peut s'y rendre.

     

    L'impossible est impossible car on le voit, on le croit impossible mais si on se fixe l'idée d'un possible alors on le verra ce possible.

    Humblement et lucidement, débarrassé de toute idée venue d'ailleurs, se fixer son idée, son opinion, sa personnalité.

     

    Être soi, être ce que l'on doit être pour soi, pas pour le regard des autres.

    Ne pas être ce que les autres veulent vous voir être.

    Débarrassé de l'idée d'ailleurs, humble, aller vers la petite porte qui vous donnera, une fois ouverte et traversée, le monde,

    son monde, votre monde.

     

    Changer tout en soi pour redevenir.

     

    Ceux qui voient grand, qui s'enorgueillissent de leur grandeur, se sentant supérieur car ils croient savoir, ne sont pas capables d'ouvrir les yeux et de comprendre le simple, le petit. Ils tournent leur ronde autour des deux autres portes. Ils s'emportent sur des points inutiles, ils cherchent et pensent et font croire à des idées complexes qu'ils estiment malheureusement vraies eux-aussi.

     

    La petite porte, elle, simple et seule, conduit vers le Paradis, ce monde qui devrait être, qui sera. Un jour, tout le monde passera par la petite porte, tout le monde trouvera celui qui pourra nous montrer comment passer la petite porte.

     

    Et ce jour-là ...

     

    Après être passé par la petite porte, tout s'éclairera, tout sera simple et divin. Au sortir de la petite porte, après avoir retrouvé le Paradis, redécouvert son monde, tout aura un sens, tout sera facilement compris, comprenable.

     

    Tout portera son sens.

     

     

    Le Monde sera ..... et Dieu nous sourira.

     

    Petit à petit, l'étroit porte...

     

     

     

     


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    Elle venait d'Esperance, une ville du Sud-Ouest de l'Australie. Elle était revenue en France pour ses seize ans, quelques jours après son anniversaire. Ses parents lui avait encore offert un boomerang. Elle les collectionnait comme un certain garçon les Yoyos. La première fois qu'elle eut un boomerang c'était à ses huit ans. Cadeau original pour nous Européens mais d'une banalité affligeante pour un Australien. Les parents n'étant pas des natifs, l'erreur est pardonnée surtout que ce cadeau allait changer la vie de cette petite fille rousse. C'était une arme pour les aborigènes, mais pour beaucoup d'Australiens c'était devenu un jeu d'adresse où l'outil allait et revenait.

     

    La petite commença son apprentissage par le jeu du va-et-revient puis prit l'option arme avec des kangourous, les pauvres bêtes avaient été les premières victimes de la sauvageonne civilisée. L'arme permettait de cogner une proie et d'aller ensuite cueillir l'objet de son désir encore tout évanoui. Elle devenait experte de semaines en semaines, dans le choix de ses victimes aussi, les kangourous ne lui suffirent pas, elle exerça ainsi son lancer sur une de ses camarades pendant la récréation, uniquement pour voir. La victime évanouie, elle put agir sur elle. Elle vola des bonbons que la fille tombée par terre dissimulait dans sa poche, elle l'avait vu en manger en cachette pendant le cours de dessin, elle méritait cette punition. La jeune fille sage et candide au visage d'ange roux comme le sucre se contenta donc d'assommer les gens pour leur dérober des bonbons, ce qu'elle préférait avant tout c'était les sucettes, les maintes fois où elle avait été au drugstore c'était pour se cogner le vendeur et avoir son compte de sucettes.

     

    La fille aux boomerangs était esthéte, elle n'en voulait qu'aux jolis garçons qui présentaient de beaux magasins. Une fois assommés, elle pouvait se servir de leur boutique, ils ne pouvaient savoir ce qu'elle faisait. Elle se lançait car elle n'était pas farouche avec son petit air de rien en tête. Tout ça pour des sucettes ! Les vendeurs australiens s'en souviendraient longtemps des maux de tête qu'ils avaient ressentis tous après le passage de Miss Boomerang, plus leur tête leur faisait mal plus ils réalisaient que l'intimité de leur boutique avait été violée.

     

    Arrivée en France, elle se sentit un peu perdue dans Paris, elle ne parlait pas encore français et puis tout y était bruyant et rapide. Elle détesta Paris comme elle détesta Sidney, elle détestait les grandes capitales. Placée en pension dans le privé, elle voyait ses parents quelques week-ends et durant les vacances. Cela lui plut, ayant un peu de liberté, d'espace sans l'autorité parentale, et puis elle devint la coqueluche de sa classe grâce aux boomerangs qu'elle utilisait avec malice, elle était devenue par la suite reine d'une bande d'amazones et découvrit que ces Français étaient bien à son goût, peut-être à cause de son sang de petite française.

     

    Là aussi, elle commença à faire les boutiques et s'amusa de voir les petits vendeurs français tomber à ses pieds, leurs boutiques se laissant toutes visiter, elle se damnait pour avoir sa part de sucettes. Quelques temps après son arrivée, elle repéra un joli garçon, roi en sa propre cour, le garçon jouait toujours aux Yoyos, elle qui n'avait jamais vu un tel engin en fut charmée et se décida à l'aborder, celui-ci elle ne l'assommerait jamais mais s'en ferait un ami. Tout comme elle, il avait entre les mains un outil fascinant et à eux deux ils en feront surement des merveilles, il lui apprendrait son jeu, elle le sien.

     

     

    Une histoire commença entre ces deux là, laissons-les ...

     

     

     


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    Il avait une quinzaine d'années et une passion : les Yoyos.

     

    Il les collectionnait et les pratiquait, c'était un jeu amusant, c'était un moyen de s'échapper de la réalité si décevante. Il avait des Yoyos de toutes sortes, toutes couleurs, des plus simples aux plus sophistiqués mais il avait une tendresse particulière pour le premier offert par son grand-père un soir de Noël, l'origine de sa vocation, un beau Yoyo en bois de couleur rouge et jaune.

     

    À son âge encore plein de rêves il voyait que les adultes étaient souvent si menteurs, si difficiles à comprendre et avait trouvé le moyen de les épater et de contrôler sa petite vie naissante, il allait leur en montrer à tous. S'il fallait suivre les adultes, il se trouva un hobby, le Yoyo, ce jeu d'enfant de son âge, il en deviendrait un expert, il se l'avait promis et un spécialiste du jeu même, comme certains adultes le sont dans leur domaine, il serait ainsi remarqué, adoré.

     

    Il copia les grands mais à sa mesure, à son échelle, quels efforts de l'enfant qui imitait l'adulte avec brio ! L'enfance est un merveilleux jardin qui reproduit la faune et la flore adulte. Les Yoyos jonglaient entre ses doigts, il avait la maîtrise du jeu, c'était lui le maître de ses outils, il les dirigeait, les pilotait comme il l'entendait, personne ne lui donnait de conseils ou d'ordres, il n'avait qu'à faire selon son bon vouloir.

     

    Il ne s'en privait pas, c'était lui le professeur par moment. Beaucoup de ses camarades voulaient jouer avec lui et il lui fallait leur montrer comment utiliser ses Yoyos, tous l'avaient vu faire dans la cour de récréation. Eux aussi voulaient essayer, même une fois son petit instrument magique et captivant, tout comme lui l'avait fait, ils espéraient épater la galerie. Le garçon aux Yoyos montrait avec art et manière l'utilisation de son instrument, les doués, ceux qui savaient y faire rejoignaient son club, ils étaient admis à ses côtés, il se créait ainsi son petit monde à lui.

     

    Imiter une vie de grand c'est imiter aussi ses qualités et ses défauts.

     

    Les filles le chouchoutaient, elles l'adoraient, elles lui couraient après pour qu'il leur montre à elles aussi l'instrument baladeur, et les Yoyos faisaient de ces va-et-vient dans ses mains, ils déambulaient, voyageaient, c'était magique. C'était le bonheur pendant les quelques instants où chacun pouvait à loisir regarder, manipuler ces petits riens et cela rendait le garçon aux Yoyos encore plus charmant.

     

    Nombre de ses camarades étaient venus dans sa chambre pour contempler les Yoyos, les essayer, prendre quelques leçons que notre garçon offrait généreusement pour le plaisir de faire plaisir, cela lui permettait d'avoir de nouveaux adeptes. Bienvenu au club. Toutes les classes qu'il avait fréquenté s'intéressèrent à ces petits riens qui montaient et descendaient sans cesse. Il était aimé pour ça, car il savait montrer artistiquement l'utilisation de ses Yoyos. Il savait captiver son public, l'impliquer.

     

    Un jour pourtant, il rencontra la concurrence d'une fille, si mignonne et nouvelle dans l'école, elle venait d'Australie où ses parents vécurent avant de revenir en France pour leurs affaires (ils étaient éleveurs de moutons) , du séjour dans ce pays d'en dessous elle avait ramené des tas de boomerangs.

     

     

    Mais la fille aux boomerangs, c'est une autre histoire ...

     

     

     

     

     

     


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